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Crise écologique… Nous en entendons tous parler, mais savons nous réellement ce que signifie ce terme ?

La crise écologique est par nature protéiforme. Elle fait référence à une infinité d’indicateurs, de faits et de mouvements observés mais aussi de prévisions et de projections… Pour la communauté scientifique, elle  se concentre autour de  cinq grands symptômes  :

  • dérèglement climatique
  • érosion de la biodiversité
  • crise énergétique
  • pollution des milieux
  • dépassement de la capacité de charge de la planète

Au delà des travaux scientifiques qui en dressent les contours, nous nous accordons à dire que cette crise est celle d’un certain modèle de civilisation. Il repose sur une vision dominante de l’économie, productiviste et extractiviste, qui n’a cessé de dissocier Nature et Culture et de détacher l’Homme de son écosystème naturel.

La notion de déchets – explorée dans les panneaux du parcours que nous vous proposons de découvrir ici – est une porte d’entrée pour aborder certains aspects de cette immensité qui nous dépasse,  et que l’on nomme « crise écologique ».

Héritage et symptôme de la société industrielle, le déchet est le premier artefact de l’Histoire qui est à la fois non assimilable à court terme et qui perturbe les  écosystèmes  naturels. Mais, au-delà de sa nature biochimique, le déchet nous intéresse parce qu’il nous permet d’observer nos contradictions tout en questionnant les modalités d’action collective à notre portée.

Il interroge la priorité donnée par notre société à la production comme fin en soi. Il confère une perspective géographique aux inégalités sociales. Il permet d’interroger les différences entre productions artisanales et industrielles, et enfin, de poser la question des communs.

Les débats sont vifs lorsque l’on traite de données d’une telle ampleur. Avec nos petits bras, les experts académiques et les organisations de la société civile qui ont accepté de partager leur expertise sur ce parcours, nous avons choisi de vous présenter quelques uns des faits marquants qui symbolisent cette crise. Mais au delà, notre objectif est avant tout de questionner nos représentations collectives plutôt que de perpétuer le débat de chiffres.

Le réemploi porté par les associations qui composent la Fête de la Récup’ est un outil qui permet d’interroger cette fameuse crise écologique tout en prenant en compte la question des disparités sociales. Ces initiatives sont issues d’une multitude d’engagements personnels et collectifs. Elles sont passionnantes et ne sauraient vivre sans vous.

Franchissez nos portes !